3 NOVEMBRE 2018  :  RAVINE DES CABRIS
LE LIEU D’ART CONTEMPORAIN
 

La sortie du mois d’Octobre de l’AMOPA se voulait artistique, le rendez-vous était donc fixé dans le sud de l’île, à la RAVINE DES CABRIS, pour visiter << LE LAC >>, un lieu haut en couleurs aussi inattendu que ses occupants VINCENT et ROSELYNE MENGIN, artistes accomplis et reconnus.

    Rien dans leur parcours ne laissait présager que Vincent et Roselyne allaient un jour, présider, dans notre île, aux destinées de ce LIEU D’ART CONTEMPORAIN ( LE LAC ) où les œuvres insolites côtoient une végétation tropicale luxuriante.
LE LAC c’est: un jardin de sculptures, une résidence d’artistes, des ateliers de création, une salle d’exposition, une chapelle, un atelier école, et un palais aux 7 portes, tous créés, pierre après pierre par VINCENT reconverti pour l’occasion, en maçon et bâtisseur, après avoir suivi une formation appropriée. ( Vincent ayant trouvé le coût de la construction très élevé localement a préféré se retrousser les manches et tout réaliser lui-même ). Manifestement il est habile et doué pour un artiste qui vivait à Paris d’un autre art, celui de la lithographie ; Roselyne, son épouse, était infirmière puéricultrice, à l’Hôtel Dieu.

    Mais tout change après un bref séjour à but familial de dix jours à la REUNION où le couple, surtout Vincent, est ébloui par les paysages, les enfants joyeux, les policiers en short, le métissage, et l’extraordinaire lumière qui inonde l’île. Le retour à Paris n’a plus la même coloration ni la même saveur qu’avant.  En proie à un spleen dévorant, il n’a qu’une idée en tête, revenir vers cette île décrite par BAUDELAIRE où << tous les sons et les couleurs se répondent >>.   

La sortie du mois d’Octobre de l’AMOPA se voulait artistique, le rendez-vous était donc fixé dans le sud de l’île, à la RAVINE DES CABRIS, pour visiter << LE LAC >>, un lieu haut en couleurs aussi inattendu que ses occupants VINCENT et ROSELYNE MENGIN, artistes accomplis et reconnus.

    Rien dans leur parcours ne laissait présager que Vincent et Roselyne allaient un jour, présider, dans notre île, aux destinées de ce LIEU D’ART CONTEMPORAIN ( LE LAC ) où les œuvres insolites côtoient une végétation tropicale luxuriante.
LE LAC c’est: un jardin de sculptures, une résidence d’artistes, des ateliers de création, une salle d’exposition, une chapelle, un atelier école, et un palais aux 7 portes, tous créés, pierre après pierre par VINCENT reconverti pour l’occasion, en maçon et bâtisseur, après avoir suivi une formation appropriée. ( Vincent ayant trouvé le coût de la construction très élevé localement a préféré se retrousser les manches et tout réaliser lui-même ). Manifestement il est habile et doué pour un artiste qui vivait à Paris d’un autre art, celui de la lithographie ; Roselyne, son épouse, était infirmière puéricultrice, à l’Hôtel Dieu.

    Mais tout change après un bref séjour à but familial de dix jours à la REUNION où le couple, surtout Vincent, est ébloui par les paysages, les enfants joyeux, les policiers en short, le métissage, et l’extraordinaire lumière qui inonde l’île. Le retour à Paris n’a plus la même coloration ni la même saveur qu’avant.  En proie à un spleen dévorant, il n’a qu’une idée en tête, revenir vers cette île décrite par BAUDELAIRE où << tous les sons et les couleurs se répondent >>.   

Dès l’entrée, le visiteur est surpris par l’assemblage de pneus de récupération, devenus tabourets et salon de fortune pour les besoins de la cause, puis le regard se porte sur un <<train>> particulier fait de vieilles cuvettes de w.c alignées ornées des poupées de ses filles, ou d’autres objets fabriqués en résine, plus loin un mur de chaussures collées, que des pieds gauches, ceux que l’on fait essayer avant l’achat. Plutôt que de les jeter, ce chausseur de renom les a offerts à Vincent pour leur redonner vie, les pieds droits étant envoyés en Martinique selon les pratiques courantes d’essayage.( Afin d’éviter les vols, on ne faisait  essayer qu’un pied). Suivent des mosaïques en carreaux cassés: déchets de construction, un vieux four micro-ondes avec à l’avant du verre brisé collé. Avec tous ces objets de récupération devenus œuvres d’art, Vincent revisite Lavoisier << Rien ne se perd tout se transforme >>. Puis l’œil aiguisé de curiosité du visiteur, s’attarde sur une étonnante petite guillotine insérée entre deux colonnes de pneus orange et verts, rien ne manque, pas même le petit réceptacle pour la tête du supplicié.

 Vincent est d’une imagination créative débordante et dit qu’il crée en toute liberté et prend son temps, ainsi son mur en pneus peints au pinceau, pneus qui ne tombent pas et résistent au vent, a été réalisé en deux ans. Plus loin s’offre une autre version du mur, le mur sans queue ni tête avec des petits autels et un cochon pour représenter la divinité.

Le fil conducteur de VINCENT qu’il  fait découvrir au visiteur tout au long de son cheminement à travers cet étrange jardin des sculptures, est celui de l’homme en mouvement, l’homme qui se déplace, d’où les pneus partout, les roues, les chaussures, le déambulateur, les béquilles, un vieux Solex, ne manque plus qu’une trottinette. A l’insolite se mêle malgré tout un sentiment de malaise, surtout quand l’homme dit travailler sur sa propre disparition et montre avec fierté sa tombe creusée sur site, avec les autorisations légales et son cénotaphe (tombe sans corps ).
Les capsules, par milliers reprennent elles aussi vie  et serpentent harmonieusement sur les murs à travers les arbres...
Pour apprivoiser le non-initié, et surtout les enfants, et les éveiller à l’art contemporain, Vincent crée dans les années 90 une passerelle avec l’école et crée des ateliers pour les former à la maçonnerie, à la mosaïque, à l’architecture. Il se dit fier d’avoir formé l’artiste JACE et de voir défiler dans ses ateliers plus de un millier d’enfants par an, dont les œuvres de certains se découvrent à l’entrée du LAC. Les objets en résine inclus dans les cuvettes de wc, ont été réalisés par eux.


 

L’homme, intarissable, nous parle de son œuvre monumentale qu’il filme dans ce qui est son camp retranché ( la chapelle MENGIN ) et qui dépasse aujourd’hui les frontières de la REUNION. Il a fait l’an dernier avec un succès considérable, un vernissage au musée de la cour d’or à METZ, des animaux médusés en hommage au radeau de la Méduse.Deux albums: un bestiaire et un livre auto biographique racontant l’histoire de MENGIN qui discute avec LECREULT ( son double nom ) complètent son œuvre d’une richesse inouïe.La visite s’est terminée par un regret, celui de n’avoir pu, faute de temps, découvrir le fameux palais aux 7 portes - ce sera partie remise- et par un pique-nique partage très convivial qui nous a permis d’apprécier une autre facette de ce couple hors normes.

Quel homme! pétri d’humour en plus, et quelle femme!  Belle continuation à tous les deux ! Un grand merci à eux pour cette journée extraordinaire et à Christiane et à ses collègues de l’AMOPA pour ce choix très éclectique.             

                                                                                                                                                                              Gisèle CARLIER

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